Hippolyte était attiré par d’autres femmes. Joséphine trouvait d’autres hommes très appétissants. Et Hippolyte et Joséphine en parlaient enfin ! Ou comment se débarrasser de la culpabilité et développer encore plus de complicité en invitant ces tentations – et de nouvelles questions – dans nos discussions…
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00:00 Si on osait, avec Joséphine et Hippolyte
01:05 Les effets des tentations inavouables
01:35 Des tentations un peu coupables pour Joséphine…
04:31 … mais beaucoup plus douces et sereines pour Hippolyte
07:50 Crushs, énergie de nouvelle relation et mise en perspective
09:52 Une nouvelle façon d’être complices
13:50 Le polyamour de nos copains Séraphine et Théophile
15:05 Et nous alors dans tout ça ?
Transcription
[Hippolyte en noir, Joséphine en rouge]
Bonjour, c’est Hippolyte…
… et Joséphine !
Bienvenue dans cet épisode où, après vous avoir raconté les films que Hippolyte se faisait avec Carla et avec Églantine, et ceux que moi, je me faisais avec Joachim, Rodéric ou bien Barnabé, eh bien on va vous parler de toutes les questions que ça nous a posé et des effets que toutes ces tentations extra-conjugales ont eu sur notre relation à nous deux.
Oui… On aurait pu s’imaginer qu’elles allaient nous éloigner, nous faire réaliser qu’en fait, après tout ce temps ensemble, on serait plus attirés par des nouvelles aventures que par la nôtre. Mais comme vous avez peut-être pu vous en rendre compte, non seulement on est toujours ensemble…
Eh oui !
… mais en plus, ben on fait un podcast ! Non… Mais en plus, et ça c’était plutôt inattendu, partager toutes ces histoires nous a surtout rendus plus complices. Ça nous a fait rire, ça nous a libérés de nos non-dits, de nos culpabilités.
Oui, même si c’était pas forcément évident de se mettre à en parler, parce que justement, ces tentations étaient encore coupables. Coupables parce que, même si aucun de nous n’a commis d’adultère — oulala le gros mot — on s’est chacun projetés dans des relations avec un ou une autre en secret. Et ça, c’était pas du tout compatible avec notre idée du couple qui va bien, un couple où la confiance règne, où on se fait pas de secrets de ce genre-là.
Oui, alors moi je ne me reconnais pas complètement dans les projections en secret, hein ! Mais vas-y raconte, enfin moi je raconterai mon point de vue après.
Alors pour moi, ces crushs, ça m’apportait des sensations vraiment intenses, qui allaient bien au-delà de ce que la vie normale peut apporter. Et je m’y plongeais comme on sombre dans la drogue. Comme avec une drogue, je passais par des sensations qui étaient ultra intenses et je me sentais vivre à 200%. C’était pas seulement positif, d’ailleurs, quand je me sentais vivre à 200%, mais je cédais à ces sensations.
Juste pour info, Joséphine ne s’est jamais droguée, donc c’est pas forcément…
Oui, donc je me fais des idées sur la drogue. Vous pouvez me corriger, si vous savez. Et je luttais aussi avec le bon sens, avec mes valeurs et avec mon respect et mes sentiments pour Hippolyte. D’ailleurs, j’imagine — encore une fois, j’imagine seulement mais j’imagine — que c’est le cas pour tous les drogués. C’est quand l’envie de ressentir toute cette intensité, cette façon de vivre à 200%, empêche de respecter nos valeurs, qu’on commence vraiment à avoir des problèmes. C’était bizarre d’ailleurs parce que j’imaginais qu’avoir un crush, ça m’éloignerait d’Hippolyte. Ça serait tout simple en fait : je choisirais, ce serait soit Hippolyte, soit le crush, et en fait pas du tout. Je découvrais que la relation avec Hippolyte, elle était toujours aussi importante pour moi, voire plus. Et que mon petit cœur, il pouvait se projeter simultanément avec Hippolyte et avec un crush. Et pourtant, je savais bien que si Hippolyte se rendait compte de mes crushs, ça lui ferait du mal. Beaucoup de mal. Et ça, c’était hors de question. Il est beaucoup trop bien pour que je le fasse souffrir.
Mais comment tu savais que ça me ferait du mal ? Tu ne m’as même pas demandé.
C’est vrai.
Tu projetais tes peurs sur moi ? Ou… enfin.. Tu me diras, forcément, on parlait pas vraiment à ce moment-là, mais…
Ouais, ça aide pas ! Pour moi, tout ça, c’était incompatible avec mon respect et mes sentiments pour toi. Et j’avais beau me rendre compte que ça réduisait pas mes sentiments pour toi, je ne voyais pas pourquoi toi, tu me croirais. Donc, je cachais ma drogue et puis je me sentais coupable. J’étais encore plus coupable parce que ma solution à ce problème de drogue, ce n’était pas de me sevrer, mais c’était de cacher mon addiction.
Tu dis ça comme si tu étais une vraie junkie, dis donc !
Mais carrément.
Moi je n’avais jamais réalisé que c’était aussi impulsif, aussi violent pour toi ! Enfin aussi… comment dire … aussi intense.
Oui, c’était fort !
Moi de mon côté j’avais l’impression que mes crushs c’était beaucoup plus doux, c’était plus régulier, c’était plus serein. C’était fort, hein ! Mais c’était apaisant. C’était pas fatigant émotionnellement.
Ah oui… C’était pas pareil. Moi c’était intense mais pas tout le temps.
Moi je crois que — pour revenir sur la culpabilité — je crois qu’à aucun moment j’ai vraiment ressenti ça. J’ai jamais ressenti de choses très négatives en rapport à ces crushs. J’avais pas besoin de me battre. J’étais pas tiraillé entre une force positive, une force négative et une grosse baston entre un petit ange et un petit diablotin. Il y avait… Il y avait deux forces positives en fait, elles étaient incompatibles. Et je savais qu’il y en avait une de laquelle je voulais pas m’éloigner. Et pour moi c’était surtout le fait de ressentir quelque chose pour quelqu’un d’autre. Ben ça m’éloignait de toi. C’était peut-être « pas bien » moralement, enfin on va dire vu de l’extérieur, mais… mais moi intérieurement, je savais que je voulais pas m’éloigner de toi et mon souci c’était d’abord que tu t’imagines pas que je veuille m’éloigner de toi, en fait…
Mmmh
Et ça l’emportait à tous les coups, il n’y avait pas photo, il n’y avait pas besoin de réfléchir, c’était une victoire écrasante de Joséphine sur toutes les autres. Il n’y avait pas de match, c’était plié avant même d’avoir commencé. Comme je disais dans mon épisode 7, avant qu’on parle des crushs et qu’on se mette à les accepter, si je sentais que je commençais à avoir un crush, je le refusais net, notamment en essayant d’éviter à tout prix de revoir l’objet de mon crush. Ce qui fait que je n’avais pas vraiment le temps ni l’occasion de culpabiliser.
Même avec Églantine ? Parce que tu travaillais quand même avec elle, tu la voyais tous les jours, tu ne pouvais pas fuir.
Alors justement, non. C’est pour ça que je t’en ai parlé très vite, d’Églantine. Je ne pouvais pas le refuser, ce crush ! Enfin… comme j’avais fait avant. Elle avait son bureau juste à côté du mien, on se voyait tous les jours à ce moment-là. Je ne pouvais pas éviter de la côtoyer. Je n’avais pas trop envie de démissionner. Il fallait… il fallait changer ou adapter la stratégie. En plus de t’en parler, je me suis mis des limites vraiment très vite avec elle. Il n’était pas question de laisser une chance à quelque ambiguïté de ce soit de grandir, par respect pour elle, principalement. Il n’était pas question d’accepter qu’elle me ramène à mon hôtel un soir, même si elle n’avait probablement aucune arrière-pensée ce jour-là.
Parce qu’elle t’a quand même proposé de te ramener à ton hôtel.
Oui, et j’ai dit non. Et du coup, ça m’a permis de continuer à trouver très agréable qu’elle essaie de me parler français, parfois, avec son « charming accent ».
Oh yeah !
Mais… mais j’ai jamais culpabilisé, vu que je te racontais tout. En fait, je pense qu’un des risques que j’avais pressentis et que je voulais éviter en abordant le sujet des tentations, c’était que l’un de nous arrive à un point, qui était pas forcément de non-retour, mais de retour beaucoup plus difficile, d’un moment où on pouvait plus vraiment en parler parce que des limites avaient été dépassées, Parce qu’en taisant les petites choses qui démarrent un crush, si ces petites choses évoluent et deviennent de moins en moins insignifiantes, ça devient très difficile, voire impossible de les raconter à l’autre. Et c’est peut-être ce qui t’est arrivé avec tes crushs à toi, tu t’es retrouvée un petit peu coincée…
Ouais, oui ! Carrément !
En partageant rien, on risque de les laisser grandir démesurément, les laisser se nourrir des innombrables petites frustrations générées par une… une vie de couple ordinaire avec des soucis et des enfants parfois bien accaparants, en comparaison de l’adrénaline ou de la dopamine qu’on a avec le crush en cours.
Oui, en fait, c’est vrai que les crushs, les tentations, ça nous apportait un petit peu de ce qu’on appelle l’énergie de la nouvelle relation. C’est l’euphorie et l’excitation et toutes les hormones qu’on ressent au tout début d’une relation amoureuse, une nouvelle relation amoureuse. Et forcément, tout ça, ça biaise le ressenti.
Moi ça va, je l’ai tout le temps avec toi !
Oooh !! 😘
Et même si ces crushs c’était pas une nouvelle relation, vu qu’ils étaient pas réciproques, eh bien c’est difficile quand on ressent l’énergie du nouveau crush de pas comparer avec la relation qui est stable et de long terme et qui apporte un flux beaucoup plus serein de bonheur, mais aussi plus de frustrations de la vie de tous les jours. Et pour moi, cette énergie de nouvelle relation ou l’énergie du nouveau crush, c’est ce que j’appelais l’effet « drogue » qui faisait que j’avais du mal à arrêter mes crushs et je me réfugiais derrière le prétexte que, de toute façon, le héros de mon crush il serait…
Ah, c’est plus des victimes.
Non, non, pas toujours des victimes, non ! Bref, le héros de mon crush serait absolument pas réceptif, donc il n’y avait pas de danger à me faire des films. Alors que quand on partage nos tentations, ben c’est beaucoup plus facile d’en rire. C’est beaucoup plus facile de ne pas se laisser partir dans des films complètement déraisonnables. Et la complicité qu’on développe à nous deux en parlant, eh bien ça aide beaucoup à relativiser les frustrations de la vie de couple ordinaire !
Ouais, peut-être qu’il y a un peu de ça aussi, de mon côté. Parler de mes crushs, ça m’a aidé à les mettre en perspective par rapport à… à ce que je vivais, à ce que j’avais vécu avec toi. Et c’était aussi… c’était aussi libérateur en fait, parce que tu pouvais plus soupçonner quoi que ce soit vu que tu savais tout. Quand on se dit tout, on s’imagine plus que l’autre mijote ou ressent ou s’imagine. On sait exactement ce qu’il en est. Un peu comme quand je refusais de savoir quoi que ce soit sur ta « période de rattrapage » — c’est à l’épisode 2 qu’on en parle je crois — et que je m’imaginais des trucs complètement fous alors qu’en fait c’était pas si pire que ça.
Et en partageant tous les deux nos appréciations en dehors de notre couple, eh bien on approfondissait notre relation, nous deux, avec une connivence nouvelle. Et on ajoutait des nouvelles façons d’être complices, un petit peu comme quand j’étais étudiante, complice avec mes potes masculins. Et cette connivence, elle est d’abord apparue quand on était tous les deux dans des lieux publics, quand on croisait des inconnus. C’était nouveau pour nous d’apprécier ensemble des jolis traits, une tenue élégante. Un peu comme partager nos sensations face à une œuvre d’art, avec distance et avec respect pour la personne évidemment, mais clairement avec un sourire et de la bonne humeur aussi.
C’était dans l’autre sens aussi : pour moi c’est devenu tout à coup agréable de me rendre compte que des hommes te regardaient et de le partager avec toi. Donc au lieu de ressentir de la jalousie ou… « Dis donc toi tu regardes pas Joséphine comme ça ! » Et ben c’était… je transformais ça en quelque chose de positif. Bon il fallait quand même que le gars soit bien, que ce soit pas un gros dégueulasse. Et qu’on sente de l’appréciation dans le regard. Et en fait quand ça arrivait je ressentais de la fierté. Je me souviens d’une fois où t’es passée devant un bar et j’ai grillé un mec en train de te suivre du regard. Waouh ! J’étais super content de partager cette satisfaction avec toi, et si ça pouvait te booster ton égo, c’était trop bien !
Je crois que je n’ai pas vu celui-là en plus… Donc oui !
Non je pense pas que tu l’aies vu, mais moi je l’ai vu. Je ne sais pas s’il m’a vu moi, que je l’avais grillé, mais c’était rigolo !
Oui, et de mon côté, moi ça m’attendrissait de voir Hippolyte quand il fondait pour une jolie fille. J’aimais bien le sentir honnête avec moi à ce point ! Il avait pas de problème pour apprécier une autre fille quand j’étais là. Je pouvais même lui conseiller de regarder à 11h discrètement parce que là-bas il y avait une femme qui était vraiment jolie.
Oui d’ailleurs, ça fonctionnait dans les deux sens, hein ! Bien souvent, je recommandais un gars ou un autre à Joséphine.
Ouais, mais pas toujours avec succès parce que je suis vraiment très très difficile. Mais c’était quand même vraiment agréable que Hippolyte se soucie de mon plaisir visuel.
Ouais, j’avais un bon pourcentage quand même. Il y a même des fois où j’ai fait mouche, avec Barnabé par exemple. C’était rigolo.
Par exemple !
C’était rigolo aussi de partager cet interdit entre nous. Et c’était… c’était un jeu, enfin… Il y avait toujours aucun risque que quoi que ce soit se concrétise. On n’avait pas l’intention de faire plus qu’admirer des étrangers en passant et d’en parler, éventuellement de se faire des films et de se les raconter. Si, on se charriait un peu, des fois, on se chambrait sur nos crushs. Moi, je te chambrais sur un truc que Barnabé avait fait dans la journée…
Ouais, j’y étais pour rien hein, mais…
et toi, tu me taquinais sur le fait que tu trouvais que Carla — la fille du train — elle était pas si bien que ça.
C’est vrai. En plus, elle était beaucoup trop jeune.
Non, elle n’était pas trop jeune, attends…
Si !
Elle avait le permis !
De toute façon, elle n’a plus le bagnole maintenant…
Ah oui, c’est vrai, tu lui as cramée ! Bref, elle était assez vieille pour avoir le permis ! Il y avait un truc pas mal aussi avec les crushs, c’est que… ben on pouvait en avoir plusieurs en même temps !! Elles pouvaient pas être jalouses l’une de l’autre.
Ben non, elle savaient pas !
Je pouvais me faire des films avec Carla dans le train, et puis Églantine à midi, et tout raconter à Joséphine le soir, c’était cool !
Ouais ! Quelle activité !!
Et d’ailleurs, le soir, on sait pas s’il y avait corrélation ou causalité, mais en tous cas, parler de nos tentations, apprécier de jolies personnes, on a l’impression que ça a déclenché un regain de libido des deux côtés et ça a probablement été à l’origine d’un enthousiasme supplémentaire dans les découvertes et expérimentations qu’on a évoquées dans les épisodes précédents. Peut-être que de parler, d’imaginer des relations avec d’autres, ça nous excitait inconsciemment.
Ou consciemment, hein !
Ouais… On avait débarrassé la culpabilité généralement associée à l’envie de relations extra-conjugales, et on n’avait que les effets positifs peut-être.
Oui…
Ou alors, intérieurement, on se sentait un petit peu menacé par tout ça, et on repassait en mode séduction, reconquête, et on avait besoin de réenclencher la spirale du désir et du plaisir.
Ah, ça y est, t’as réussi ! Je me demande si tu t’es pas lancé le défi de la placer à chaque épisode, ta spirale ?
Bah non, attends, ça fait au moins deux épisodes qu’on l’a pas eue, je suis super raisonnable.
Ah.
Je vais me faire un syndicat des spirales, moi ! Et sinon, en parlant de spirales, on en est où du coup de notre spirale à nous ?
Oui, c’est ça, revenons à nos spirales…
Ah oui ! Avant de conclure cet épisode, tu voulais parler de Séraphine et Théophile, non ?
Oui, c’est vrai. Alors Séraphine, c’est une amie de longue date, et Théophile, c’est son compagnon. Moi, je racontais depuis longtemps mes crushs à Séraphine, c’était la seule qui savait d’ailleurs.
Moi, je ne savais pas du tout.
Non, c’est vrai. Et Séraphine, ben elle me racontait ses crushs à elle. Mais l’impact de ses crushs sur son couple avec Théophile, c’était très différent parce que Séraphine et Théophile, ils avaient ouvert leur couple. Ils étaient devenus polyamoureux depuis quelques temps déjà. Donc, ils se racontaient leurs crushs et ça s’arrêtait pas forcément à des crushs, donc ils se racontaient aussi leurs aventures.
Oui, parce que « polyamoureux », ça veut dire que au sein du couple, on s’autorise l’un l’autre à avoir des relations avec d’autres, et ces relations peuvent même être sentimentales.
Pour nous, c’était assez clair qu’on n’était pas tenté par le polyamour à ce moment-là. Mais c’était quand même vraiment intéressant de bénéficier des confidences de Séraphine et de découvrir un peu par procuration et par leurs aventures ce que le polyamour, ça peut être. D’ailleurs, je pense que leur expérience a pas mal joué pour nous et pour notre ouverture d’esprit.
Oui, c’est vrai que de savoir ce qu’ils vivaient, même si moi j’ai su que bien après Joséphine, ça nous a fait réaliser qu’on n’était pas complètement anormaux d’avoir des vues sur d’autres personnes en étant un couple stable. Mais bon, du coup, nous, qu’est-ce qu’on allait faire de tout ça ? Clairement, on aurait pu, ben en rester là, c’était déjà super de pouvoir partager nos émotions, ce qu’on ressentait pour les autres. C’était excitant, apparemment ça boostait un peu notre libido, et un peu contre toute attente, ça finissait par nous rapprocher, ça nous rendait plus complices. Mais ce que ça allait donner après, bah… on n’en savait rien. Avoir chacun nos tentations à droite à gauche c’était rigolo ça nous apportait de l’excitation. Mais de mon côté, sur les gros crushs que j’avais, il y avait peut-être une légère frustration de savoir qu’il ne se passerait rien du tout de concret, que les tentations resteraient juste des tentations et que je passais peut-être à côté de quelque chose de sympa.
Mais attends, quel genre de frustrations ? Tu passais à côté de… quel genre de trucs sympas ?
« Frustrations » c’est peut-être un petit peu fort. Disons « envies très fortes non assouvies ».
« Envies très fortes non assouvies », OK…
Mais… Et pour les trucs sympas c’était… je sais pas, d’avoir une chance de déposer un baiser dans le cou de Carla, ou faire une caresse dans le dos d’Églantine en passant.
Ah oui effectivement, moi aussi j’avais un petit peu de frustration de ne pas pouvoir toucher les avant-bras de Barnabé, ou d’autres parties de son corps !
Et voilà, ça y est, ça part en sucette !
Mais non, attends, j’ai rien dit !!
Bon je pense qu’au fond, on avait pas mal apprécié de partager ce qu’on avait vécu individuellement. On avait un peu envie de continuer à vivre ce genre d’émotions, mais on n’avait vraiment aucune idée de comment tout ça pourrait se concilier, comment ça pourrait coexister au sein de notre couple à nous. On n’avait pas vraiment de juste milieu entre ce qu’on vivait nous et le polyamour que Séraphine et Théophile vivaient. Du coup, ben on savait pas. Et puis un soir, enfin un matin très tôt je crois, on a eu, enfin Joséphine a eu, une petite idée de réponse.
Mais vous vous en doutez, comme d’habitude, on va encore vous faire mariner quelques jours. Mais on vous racontera ça dans le prochain épisode.
Allez, marinons ! À bientôt.
À bientôt !
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