Bienvenue à la « Couplonnière », ce cocon douillet qui a accueilli Pénélope, Léopold, Joséphine et Hippolyte pour un bon repas suivi d’explorations douces et sensuelles au coin du feu. Des découvertes inattendues en termes d’envies, de sensations et d’émotions, des niveaux d’excitation qui explosent et qui ne redescendent pas…
Et des références musicales mais pas que, comme d’habitude :
- Mylène Farmer ne nous lâche pas avec Libertine
- Les garçons dans les vestiaires de Clarika, images recommandées par Joséphine même si Hippolyte soutient que non ça ne se passe pas du tout comme ça dans les vestiaires
- On en avait dit plus sur le Jouet avec un grand J à l’épisode 5
- On avait rencontré Barnabé, l’amant improbable de Joséphine, à l’épisode 8 et on avait essayé de l’approcher dans l’épisode 10
- On s’est rendus compte après-coup que c’est pas impossible que Joséphine ait été inspirée par un gag du Petit Spirou de Tome et Janry pour le petit nom de Nestor, retrouvez-le dans le Tome 8 : T’as qu’à te retenir
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00:00 « Si on osait », avec Joséphine … et Hippolyte !
00:55 Arrivée à la « Couplonnière »
03:47 Les quelques questions qu’on se posait
06:46 Passage au salon
09:58 Les corps se dénudent
13:08 Regarder et être regardés
14:40 Le côte-à-côtisme tout doux
16:20 Petit coup de mou inattendu
17:29 La curiosité de Joséphine pour un autre corps de femme
20:21 Les images qui reviennent
23:01 Fin et effets secondaires
25:25 Des étoiles plein les yeux
Transcription
[Hippolyte en noir, Joséphine en rouge]
Bonjour, c’est Hippolyte…
et Joséphine !
Alors on espère que vous avez faim aujourd’hui, parce que pour cet épisode, on a prévu un bon repas entre amis.
Mmm…
Ça s’appelle « Lasagnes, tarte tatin et plus si affinités ».
J’ai faim.
Surtout pour les affinités, non ?
Tout. Mais d’abord, pour se mettre en bouche, on avait rencontré ce couple, Pénélope et Léopold, sur un site de rencontre pour couples. On avait bu un coup avec eux, on avait décidé de passer une soirée ensemble dans un Airbnb tranquille. Et sur la route vers l’inculnu…
Ah non, non, non, non, tu peux pas refaire la blague.
Sur la route vers l’inconnu – ça va ?
Merci.
On avait discuté un petit peu de ce qu’on était prêts à faire et de nos limites. Et donc, on croyait qu’on était prêts.
Oui, on est arrivés dans notre petit cocon, la « Couplonnière ».
On l’avait appelée la Couplonnière à l’époque ?
Non, c’était peut-être venu après, ce nom, la Couplonnière. Mais c’était mignon, donc on l’avait gardé.
Oui, c’est mignon. Donc la Couplonnière, c’était une petite maison accueillante dans un petit village très mignon, avec des murs en pierre apparente, une charpente en bois chaleureuse, et on a allumé le feu de bois au salon.
Ouais. Pénélope et Léopold, qui étaient arrivés un petit peu avant nous, avaient eu le briefing de l’hôte. Il fallait pas trop faire de bruit dans la cuisine, parce qu’il y avait une bouche d’aération commune avec la maison d’à côté. Donc c’était bon à savoir ça, histoire de garder les conversations un peu olé olé pour le salon.
Donc on a trouvé nos marques dans la cuisine et on faisait bien attention de n’y discuter que de sujets civilisés.
Pour cette soirée, on avait choisi l’option « popote à domicile » et décidé qu’un couple faisait apéro et dessert et un couple faisait le plat principal. Ce serait mieux en plus parce qu’il n’y aurait pas de musique qui s’arrête aux moments les plus inopportuns, où on parle de sexe. Et puis ça nous faisait moins de contraintes pour éventuellement faire des intermèdes.
Des intermèdes… ?
Nous, on s’occupait de l’apéro-dessert. L’apéro, ça va, c’était facile à faire. Mais comme on avait passé la journée en vadrouille, on n’avait pas pu cuisiner le dessert en avance et j’avais juste emporté des ingrédients pour faire une de mes petites spécialités : une tarte tatin. Du coup, il y avait un peu plus de boulot que pour l’apéro. Donc j’ai commencé à préparer cette tarte tatin à la cuisine. Ça va, les conversations c’était sur la recette, le voisin n’a pas trop tiqué !
Ça passait.
Et donc Pénélope m’a aidé. J’étais un peu perturbé avec une belle femme différente de Joséphine qui m’aidait à éplucher les pommes. J’ai un peu du mal à gérer deux choses en même temps quand je cuisine en général.
Je confirme.
Là, j’étais pas mal intimidé en plus d’être distrait. C’est pas bien compliqué de faire une tarte tatin, mais avec les discussions, ça a pris pas mal plus de temps que d’habitude. Mais bon, c’était quand même sympa et rigolo de cuisiner ensemble.
On papotait tranquillement, on grignotait les apéros. Les discussions, elles étaient faciles, comme si on retrouvait des vieux copains. Comme deux semaines plus tôt au bar.
Ouais. Moi je sais que j’étais toujours un peu timide, pas complètement à l’aise. Je savais pas trop comment ça allait se passer, comment il fallait se comporter, s’il y avait des codes, etc. Vu qu’on avait jamais fait ça, on savait pas trop si c’était eux qui allaient mener la danse ou si c’était à nous, vu qu’on était nouveaux, de donner le rythme pour pas que ça aille trop vite. Mais dans ce cas-là, on savait pas quel rythme donner, on n’avait aucune référence.
Et comment le donner non plus.
Et comment le donner. On se doutait bien de ce qui allait arriver, mais comment ça allait arriver, aucune idée. Par exemple à quel point on pouvait être entreprenant avec le couple d’en face. Déjà à la base j’ai pas des masses confiance en moi, mais alors dans cette situation complètement nouvelle, je me voyais vraiment pas prendre des initiatives trop hardies. Mais aussi je voulais pas que Joséphine ait l’impression que j’allais profiter de la première opportunité pour sauter sur quelqu’un d’autre sans plus lui donner aucune attention.
Oui
Je pense que j’étais aussi encore pas mal stressé avec cette sorte de trac dont j’ai parlé la dernière fois.
De faire un bon match ?
Ouais, qui faisait que je me mettais un peu la pression tout seul, pour que les choses se passent ou pas. Ça m’a quand même un petit peu habité toute cette soirée, cette sorte de pression de devoir décider de faire quelque chose, de pas oser, de se dire que c’est peut-être déplacé, de se demander comment ça allait être pris, etc.
Oui C’est vrai, il n’y a pas vraiment de mode d’emploi, en fait, pour ces soirées-là. Moi, de mon côté, je crois que je stressais quand même un peu moins. En tout cas, je stressais pas officiellement, parce que je crois que ma réponse à toutes ces questions, c’était facile. Je les ai juste éludées, j’ai fait l’autruche.
Oui, ça m’étonne pas !
Et je me suis focalisée sur profiter de tous les moments « avant », comme dans une soirée normale. C’est pas toujours très fiable, la méthode de l’autruche, mais des fois ça marche.
Ouais, un jour faudra que tu m’apprennes parce que ça pourrait me servir.
Ah je pense que tu sais faire… Et donc, tout en prenant notre temps, on est passés à table pour déguster les lasagnes que Pénélope avait préparées.
Miom miom miom !
C’était très bon. On continuait à se raconter des choses. Pénélope et Léopold, ils étaient inspirés par la déco de la Couplonnière – ils étaient en train de retaper une maison aussi. On partageait nos projets, on se racontait nos enfants. On n’a pas trop parlé de sexe à ce moment-là, mais il y avait quand même clairement beaucoup de complicité dans nos discussions et pas mal de curiosité aussi de chaque côté.
Un témoin aurait pu se dire « c’est juste un dîner entre amis ».
Ah oui, c’était un très bon dîner entre amis. On a fini par passer au dessert et la tarte tatin d’Hippolyte était très réussie comme d’habitude. Et après ce bon repas, ben on n’avait plus faim. On avait surtout tellement papoté et profité de la compagnie de Pénélope et Léopold qu’il était déjà pas mal tard. Et ça aurait pu s’arrêter là : on aurait tous passé un très bon moment.
Ouais, clairement c’est ce qu’on se dit souvent : même si on était allés se coucher juste après le dessert, ça aurait déjà été une super soirée. Mais bon, on n’est pas allés se coucher.
Pas tout de suite.
On est passés au salon, on a remis du bois dans le poêle, on a mis de la musique – notre playlist « jazz blues » je crois.
Ouais, c’était bien, c’était parfait.
Et on a sorti des digestifs.
Là, les discussions se sont doucement orientées sur le libertinage. Et puis Pénélope, elle a sorti quelques accessoires pour jouer. Elle avait un baume à lèvres qui picote et des cartes avec des petits défis. Ça m’intriguait ces trucs-là, surtout le baume à lèvres épicé, parce que je voulais savoir l’effet que ça ferait sur mes lèvres et puis… l’effet que ça pourrait faire sur toi aussi.
Et du coup, toi aussi, tu es allée chercher notre sac de jouets. Tu as un peu présenté tout notre attirail. Moi, j’étais un petit peu gêné. Je trouvais que ça faisait un petit peu réunion Tupperware.
Mais non ! Non, c’était pas l’idée. Mais oui, c’était drôle. On s’est rendus compte que Pénélope, elle avait aussi un Jouet avec un grand J, mais elle l’avait laissé à la maison. Par contre, elle lui avait donné un petit nom au sien et elle l’appelait le « Léopold II ».
Oui, je me souviens de ça ! Je pense que c’est à ce moment-là qu’on a dû parler de nos limites, celles qu’on avait plus ou moins fignolées dans la voiture avant d’arriver, dont on a parlé à l’épisode d’avant.
Donc on savait que Pénélope, elle était intéressée par les hommes et par les femmes. Moi, c’était plutôt les hommes. Les femmes, j’apprécie vraiment leur beauté, mais j’ai pas forcément envie de me coller à elles comme je peux avoir envie de me coller à un homme.
Je crois que c’est là que Léopold nous a dit, quand on a confirmé qu’il n’y avait pas d’attirance entre hommes : « Moi je suis 100% lesbienne. » Et ça m’a beaucoup fait rigoler parce que je me sentais un peu pareil ! Quand j’étais ado, je me disais que je deviendrais bien une fille pour pouvoir être lesbienne.
Ah oui ?
Je pense que c’est quand j’avais appris que les filles pouvaient avoir plein d’orgasmes à la suite. Ça avait l’air vachement cool. Et en plus pour le coup, Je – je pourrais être Libertine moi aussi et chanter comme Mylène avec les bonnes paroles sans avoir besoin de les changer.
Oui. Donc une fois qu’on a posé tous les quatre nos limites, on a joué aux cartes défis. C’était pas mal pour passer des discussions à un petit peu d’action.
Il était tout neuf ce jeu : ils ne l’avaient jamais essayé. Et il fallait faire des petits défis au sein d’un couple. C’était très soft, c’était tout doux. Tout à fait dans l’ambiance Bisounours. Il y avait des bisous lents sur le coin des lèvres, ou des caresses un peu ciblées, ou des massages. Je me souviens plus, faudra qu’on leur redemande.
Oui Et assez naturellement, les premiers défis se sont faits au sein de chaque couple et chaque couple sur son coin de canapé. Je crois qu’on était un peu timides, parce que s’embrasser sensuellement devant d’autres gens, ce n’était pas vraiment dans nos habitudes. Mais eux, ils avaient l’air d’aimer ça et on ne peut pas dire que c’était désagréable pour nous, donc on a continué.
C’est sûr que moi je crois que j’avais un peu de mal à t’embrasser avec toute l’attention que je te donne normalement. J’avais du mal à ignorer l’environnement.
C’est difficile de se concentrer.
Je me demandais du coin de l’œil s’ils nous regardaient ou pas.
Et alors au fur et à mesure que les défis avançaient, les corps se sont dénudés. Et à la vue du corps nu de Pénélope, alors là… j’ai confirmé que j’appréciais beaucoup les corps de femmes, parce que Pénélope a un corps peu simplement beau en fait. Elle a des jolies courbes au niveau des hanches, au niveau des fesses, du dos, des seins. Rien d’extravagant, juste un modèle parfait pour inspirer des statues. J’ai du mal à dire la beauté simple et naturelle de Pénélope, mais voilà, c’était simple. C’était très agréable. Et j’étais pas particulièrement excitée par la vue de ces jolies courbes, mais j’en appréciais pleinement le paysage.
Moi j’étais un peu excité quand même. C’était très beau, t’as raison, c’est un peu comme une belle œuvre d’art, mais les courbes de femmes c’est magnifique déjà, mais alors celle de Pénélope ça envoyait… Pour moi ça faisait de l’effet quand même. Ceci dit, il n’y avait pas que Pénélope qui avait perdu ses vêtements.
C’est vrai.
Et de mon côté, j’ai découvert la sensation de me retrouver dans la même pièce qu’un autre homme, presque nu, dans un contexte sexuel. C’est-à-dire pas dans un vestiaire de rugby ou, n’en déplaise à certaines chanteuses – je vous mettrai le lien vers le clip dans les notes –
Oui, le clip est pas mal !
C’est assez drôle.
Moi j’ai bien aimé…
où on prend simplement nos douches. Et rigolez pas les mecs, mais dans ce contexte, c’est pas si anodin que ça. Il n’y avait aucune ambiguïté pour moi, on l’a dit. Léopold, il n’allait pas me sauter dessus vu qu’il était lesbienne. Mais ça doit être l’instinct. C’est con, hein, mais… il doit y avoir des vieux trucs primitifs qui datent d’il y a des milliers d’années qui reviennent tout à coup dans ce genre de situation, je ne sais pas. Genre comparaison, compétition… On était deux mâles, il y avait ma femelle à moi dans la même pièce.
Ah ! Non mais attends oui, t’es vraiment bien parti en mode primitif, là !
Et même si dans nos tête, la situation était très très claire et qu’il n’était pas question du tout que Léopold me pique « ma femelle »,
N’importe quoi…
Les instincts, eux, Ils n’étaient pas d’accord. C’était les instincts. Oui, les instincts c’est n’importe quoi des fois, mais…
De mon côté, moi, je n’étais pas passée en mode primitive, parce que j’avais envie d’une expérience partagée entre nous quatre. Et le fait que nos deux couples étaient un peu éloignés l’un de l’autre, chacun à un bout du canapé, ça m’embêtait un peu. Du coup j’ai proposé à Hippolyte « Tu veux qu’on se rapproche d’eux ? »
Ouais ! Mais moi j’étais bien d’accord avec le concept d’expérience partagée. J’allais pas dire non. Du coup mes instincts je leur ai dit « Vos gueules ! » et on s’est rapprochés. Même si j’avais rabattu le caquet à mes instincts, j’étais toujours pas aussi à l’aise que j’aurais voulu. Et c’était pas du tout à cause d’un manque d’excitation, de bienveillance, de douceur ou de quoi que ce soit. Plutôt tout le contraire. C’était autre chose. Donc on s’est installés à côté d’eux. On avait encore quelques vêtements sur nous il me semble.
Toi oui.
En tout cas j’avais encore mon caleçon. On se frottait, on se caressait, et d’avoir un couple à côté qui faisait pareil, de les entendre, de sentir leurs mouvements – même si on les regardait pas – c’était à la fois chouette, c’était agréable, mais toujours un peu perturbant. J’arrivais pas à décider si les regarder c’était de l’impudeur ou de l’admiration d’une scène. Je savais bien que eux ça ne les gênait pas, mais de mon point de vue à moi, ce n’était pas si évident que ça. Ce n’était pas juste un porno en 3D qui se jouait à côté, c’était vachement plus fort, c’était plus émotionnel, c’était plus cérébral.
Oui, ça m’a rappelé que Léopold nous avait parlé un peu avant de l’excitation liée au fait de faire l’amour devant un autre couple et de l’excitation de regarder un autre couple faire l’amour – ce qu’on pourrait aussi appeler « exhibitionnisme » et « voyeurisme » – et ce soir-là, c’était tellement nouveau pour moi tout ça que j’étais submergée par des tas de questions. Oui, j’avais envie de les regarder, mais est-ce que je les regardais pas un petit peu trop fixement ou un peu trop curieusement ? Est-ce que mon regard était respectueux ? J’espérais que oui, mais je n’étais pas tout à fait sûre.
C’était le même genre de sentiments que j’avais.
Et eux, ils nous ont sûrement aussi regardés, mais de ce côté-là, je n’ai pas ressenti de malaise. Un peu de timidité, oui. Un peu de questions du genre « Qu’est-ce qu’ils vont penser de la façon dont on fait l’amour ? » Mais rien qui traduise une invasion oculaire de leur part ça, ça allait. Et parmi tous les scénarios que j’avais envisagé pour rester un peu en contrôle, évidemment, il n’y a pas eu celui que nous, on a déroulé tous ensemble ce soir-là.
Hmmm-mmh
J’avais pas imaginé que chaque couple jouerait chacun de son côté.
Ouais moi non plus, ça avait l’air d’être juste un truc de débutants quoi.
Ouais !! En fait nos petits jeux-défis ont commencé en côte-à-côtisme avec des baisers sensuels et puis ça a continué en côte-à-côtisme jusqu’à la fin de la soirée. Et d’un certain côté, j’avais un peu l’impression qu’on restait bloqués, chaque couple de son côté, alors que soi-disant, on était prêts à vachement plus que ça. Mais il ne faut pas se voiler la face, c’était déjà beaucoup pour nous. Et donc concrètement, il y a eu des baisers, des caresses, des fellations, des cunnilingus, du sexe pénétratif, plein de choses !
Oui. C’était doux.
C’était très doux, c’était tranquille…
C’était chouette, c’était sensuel.
C’est marrant parce qu’on restait un peu en parallèle au niveau de toutes les activités sexuelles qu’on faisait. Et ça se faisait tout naturellement. D’ailleurs, à un moment, nous deux, on a changé de position et j’ai entendu Léopold proposer à Pénélope : « Tiens, dis donc, tu veux qu’on fasse comme eux ? » Et j’ai bien aimé parce que j’ai interprété ça comme une volonté de nous laisser mener la danse à notre rythme. Et pour un couple débutant comme nous, c’était très bien.
Oui, c’était vraiment bien, surtout que oui, on n’avait pas de pression de faire quoi que ce soit.
Non
Je pense que ça a pas mal aidé parce que moi je me sentais toujours pas à l’aise. Ça a fini par se voir quand j’ai malencontreusement perdu mon caleçon.
Ouh c’est malencontreux, ça !
Avec un peu d’aide, hein ? Ben il a fallu se rendre à l’évidence. Même si on était dans une situation extrêmement excitante, en tout cas pour le cerveau du haut, on dirait que l’information elle passait pas jusqu’au cerveau du bas. Incroyable mais vrai, Nestor il avait pas envie de jouer.
Oui… C’était vraiment étonnant : moi j’avais jamais vu ça. Ah mais on n’a pas présenté Nestor, attends. Nestor, c’est le petit nom de ton pénis.
C’est toi qui lui as donné. Moi je donne pas de nom à mon pénis.
Oui parce que moi c’était il y a longtemps, j’arrivais pas encore à parler de sexe. Et le mot « pénis » non plus ça passait pas. Du coup dire « Nestor » c’était plus facile, c’était drôle.
Du coup c’est resté. Et sur le coup, moi j’ai mis ça sur le compte de la fatigue, de l’alcool, de l’âge du capitaine… Bref, c’était certainement pas le manque d’envie. J’étais pas mal perturbé de voir que ça marchait pas. Joséphine était perturbée aussi. Et malgré le fait qu’elle n’était pas du tout habituée à ce genre de panne, Elle ne s’est pas laissée démonter. Et elle m’a demandé ce qu’elle pouvait faire pour aider. Et du coup, je ne me suis pas laissé démonter non plus. Et j’ai suggéré qu’on pouvait essayer une fellation. Et c’est à peu près reparti.
Oui, ce n’est pas du tout le genre de la maison, j’étais pas habituée. Mais c’est reparti, donc je ne me suis pas posée trop de questions. De fil en aiguille, à un moment, j’ai tendu le bras pour caresser le corps de Pénélope. J’ai traversé la barrière du côte-à-côtisme, avec des caresses sur le bras, dans le dos. Et sa peau était douce ! Oui, ça m’a marquée, c’était vraiment très très doux. C’était la première fois que je caressais une femme. C’était même la première fois que je caressais la peau d’un autre adulte que Hippolyte depuis 15-20 ans. Il y avait d’autres peaux douces que j’avais caressées, mais c’était un contexte complètement différent. C’est les peaux de nos enfants. Évidemment, la peau de petits humains tout neufs, c’est très, très doux. On ne peut pas comparer avec une peau d’adulte. Je ne savais pas qu’une peau de femme adulte c’était aussi doux !
Ah ah, moi je savais ! Il suffisait de me demander.
J’y ai pas pensé.
En tout cas, voir cette scène et me la repasser dans la tête là maintenant, c’est quand même vraiment sympa. Joséphine assise sur moi, Pénélope assise sur Léopold juste à côté, Joséphine qui regarde Pénélope et qui étend sa main pour une longue caresse dans le dos toute douce. J’en croyais pas mes yeux ! Quand on avait créé notre profil sur le site de rencontre pour couples, Joséphine elle était « hétéro-c’est-sûr » et j’avais pas bronché. OK j’avais un petit sourire en coin genre « on verra bien… » Mais quand Joséphine dit « hétéro-c’est-sûr », c’est « hétéro-c’est-sûr », on coche la case et puis c’est tout.
Et puis c’est tout, oui. C’est le genre de question où il vaut mieux me laisser découvrir à mon rythme. Et ce soir-là, au niveau intellectuel, cérébral, comme dirait Léopold, ça m’a pas mal étonnée, mais je portais beaucoup d’importance au plaisir de Pénélope. C’est pas que j’oubliais les garçons, mais je me disais que Léopold et Hippolyte, pour eux, ça viendrait simplement. Ils auraient beaucoup de plaisir et voilà, ce serait facile.
Ouais…
Mais dans ma tête, c’était vraiment important que Pénélope se sente bien, qu’elle prenne du plaisir, qu’elle ait même l’opportunité d’avoir un orgasme. Et que je le veuille ou non, Léopold s’occupait très bien d’elle et Pénélope n’avait pas l’air du tout mal à l’aise, donc il y avait des chances que ça arrive. Mais voilà, c’était là, c’était dans ma tête. J’avais très, très envie que Pénélope puisse profiter le plus possible de ces ébats.
Ouais, je pense qu’il y avait aussi le fait que tu savais qu’elle avait une attirance pour les femmes et du coup tu pouvais aussi y aller, non ?
Non, je sais pas. Non, j’ai pas pensé à ça. Ça m’a envahi le cerveau, c’est juste…
Et si elle avait pas dit avant que…
Alors, oui, c’est vrai que j’ai eu cette envie très très forte qu’elle prenne du plaisir. Du coup, j’ai mis la main sur son clitoris pour qu’elle puisse avoir plusieurs stimulations en même temps pendant que Léopold s’occupait de toutes les autres stimulations. Et je n’aurais pas fait ça si elle n’avait pas dit qu’elle était intéressée par les filles. Ça, c’est vrai.
Il y a d’autres images qui me reviennent là, maintenant qu’on en parle, j’ai un peu chaud. Il y a quand même beaucoup de choses qui se passaient, je ne me souviens que de bribes. À un moment, tu as pris ma main pour la poser sur Pénélope, sur ses seins, je crois, puis sur son sexe.
Ah oui, parce qu’après tout, tu savais bien faire sur moi, tu aurais pu l’aider aussi.
C’était un souvenir très agréable, en effet, elle a la peau super douce. Mais j’ai ressenti un petit peu de gêne, sans savoir vraiment l’exprimer à ce moment-là. Je crois pas qu’on ait… Enfin, je suis à peu près sûr qu’on n’a jamais demandé si c’était OK.
Ouais, c’est vrai.
On allait un petit peu avec le courant, comme dirait l’autre, et je crois qu’au fond de moi, je regrette un petit peu de ne pas avoir demandé. Je me serais senti un peu plus à l’aise si on avait eu un « Ah oui, vas-y, tu peux y aller ! »
Oui, c’est vrai. On a fait des progrès depuis pour demander tout simplement avant de se laisser aller à des envies subites qui envahissent mon cerveau. De mon côté, en plus des caresses habituelles d’Hippolyte, qui étaient quand même très agréables, j’ai ressenti quelques caresses douces sur mon corps. Je ne savais pas trop, et je ne sais toujours pas de quelles mains elles venaient, de Pénélope ? de Léopold ? En tout cas, ce n’était pas du tout désagréable et ça ne m’était pas du tout mal à l’aise.
Tu avais plus que deux mains sur toi.
Oui, c’était bien ! Même si l’envie que Pénélope prenne beaucoup de plaisir envahissait mon cerveau, j’avais quand même un peu de place pour le plaisir d’Hippolyte. Et est-ce qu’il était à l’aise ? Peut-être pas 100% d’après ce que je pouvais lire sur son visage.
Non, pas 100%. Il y avait des trucs qui se passaient qui n’étaient pas normaux. Tiens, une fois que j’ai retrouvé de la vigueur, quand on est passés à la pénétration, relativement rapidement – il ne fallait pas que ça retombe, j’étais pas sûr de pouvoir redémarrer une deuxième fois ! – je crois que j’ai joui très très vite. En tout cas beaucoup beaucoup plus vite que d’habitude. Du coup, ce n’était pas évident : j’avais l’impression de ne rien maîtriser. C’était un peu n’importe quoi. Et toi, tu étais à l’aise toi ? Tu ressentais quoi, si tu t’en souviens ?
Alors moi, ce que je ressentais, il y avait pas mal d’excitation, un petit peu de malaise et de timidité mais… parce que c’est quand même pas rien de découvrir son intimité à d’autres gens. Et je me posais des questions du genre : « Bon, on fait quoi maintenant ? » « Et on fait comment ? » « Et comment on se met d’accord tous les deux ? – et là, c’est encore plus compliqué : tous les quatre – sur ce qu’on fait ? » Je crois que j’ai même eu la question… « Bon, quand est-ce que ça s’arrête ? » Parce qu’il était vraiment tard et je commençais à fatiguer. Mais bon, j’avais plein de questions, mais pas les questions… « Mais qu’est-ce qu’on fout là ? » « Comment on s’échappe ? » Ça pas du tout, ça va.
Ou « Qu’est-ce que c’est le mot magique ? » Quand on a fini, entre le démarrage un peu tardif et puis la durée des ébats – le temps passe super super vite quand on fait un truc à quatre, c’est incroyable – il était probablement deux heures du matin, un truc comme ça. On était tous crevés, pas vraiment prêts à remettre ça.
Non, on était fatigués.
Et moi j’avoue qu’avec mon coup de mou, j’étais presque soulagé qu’il n’y avait pas eu la pression de devoir repartir pour un tour. Moi je savais pas trop comment j’aurais pu faire pour sortir le drapeau blanc pour dire « Euh… stop ! » sans vexer Pénélope et Léopold. Mais du coup on est tranquillement allés rejoindre nos chambres dans nos lits douillets pour un sommet réparateur. Mais on n’a pas dormi longtemps. On n’avait pas réalisé qu’il y avait des effets secondaires.
Oui… Parce que le lendemain matin, enfin quelques heures plus tard au réveil, moi j’avais un désir sexuel très très intense. C’était…. pfiou c’était fort ! C’était un peu comme si l’excitation de la soirée n’avait pas encore atteint son apogée. J’ai attendu un petit peu avant de te réveiller, mais j’espérais vraiment que tu serais partant pour m’aider à faire descendre toute cette excitation, parce que hou hou… Et heureusement, t’as bien voulu répondre à mes avances, t’as été sympa.
Pourtant, t’étais fatiguée, normalement quand t’es fatiguée, tu dors comme une souche jusqu’au…
Je pouvais plus dormir.
Je ne me rappelais plus bien qui avait réveillé l’autre, mais si tu le dis comme ça…
Ah oui, moi je me souviens.
Je sais juste qu’il était 5h du mat’ et qu’on avait tous les deux un besoin irrépressible de faire l’amour. Et on s’est réveillés juste pour ça, quoi. C’était complètement fou. On avait très très peu d’heures de sommeil derrière nous, mais les sens, eux, ils étaient bien réveillés. Nestor, il ne s’est pas fait prier: il avait retrouvé toute sa vigueur.
Oui tant mieux ! C’était rassurant…
Il était reparti comme en 40, lui !
Oui !
On a compris tout à coup pourquoi Pénélope et Léopold nous avaient raconté que une fois, sur le chemin de retour d’ une soirée entre « amis avec bénéfices », ils s’étaient arrêtés sur une aire d’autoroute pour faire l’amour là tout de suite parce qu’ils n’en pouvaient plus. Et ça nous avait paru bizarre ! Mais après ce réveil, on a compris.
Ah oui, on a compris !
Et ça ne nous paraît plus du tout bizarre.
Donc voilà : notre chouette première soirée, elle s’est terminée autour d’un petit déjeuner à quatre.
C’était pas mal de se réveiller à 5h du mat’ parce qu’on a pu aller chercher des croissants tout chauds à la boulangerie.
Ouais, donc un petit déjeuner, des gros câlins avant de repartir à chacun de notre côté. On repense avec des étoiles plein les yeux à Pénélope et Léopold parce qu’ils nous ont quand même accompagnés avec beaucoup de douceur, beaucoup de bienveillance. D’ailleurs, on leur fait des bisous.
Ouais, on sait qu’ils nous écoutent.
Bon, on était un petit peu tristes aussi parce qu’il fallait rentrer chez nous et on laissait Pénélope et Léopold en France. On n’avait pas prévu que ces aventures libertines marchent aussi bien, qu’en si peu de temps, on ferait connaissance avec des gens qu’on aurait envie de revoir, avec qui on jouerait, avec qui on aurait envie de remettre ça et qui en auraient aussi envie. C’était une belle histoire. Et c’est bien parce qu’elle n’est pas complètement finie, cette histoire.
On ne sait pas si on aurait pu tomber sur un couple mieux que Pénélope et Léopold pour commencer.
Non, on n’aurait pas pu. Ils étaient parfaits.
En tout cas, on sourit aussi en repensant à Hippolyte et Joséphine, qui imaginaient un peu naïvement dans la voiture des scénarios complètement fous.
Naïvement, tu crois ?
Finalement, ils avaient fait un pouillème de tout ça et ils se retrouvaient avec la sensation d’avoir été déjà très, très loin en ayant « tout simplement » fait l’amour à côté d’un autre couple.
Oui, « simplement », ça nous avait quand même fait pas mal d’effets.
Oui, ça nous en fait toujours d’ailleurs. Rien que d’y penser, ça me met dans un état… D’ailleurs je pense qu’il va falloir arrêter l’épisode.
OK, on fera le débrief la prochaine fois alors.
Oui, je pense que c’est plus prudent.
À bientôt !
À bientôt !
Quel merveilleux récit 😍, votre pointe d’humour permet juste ce qu’il faut pour décomplexer la sensation de malaise ressentie par toute personne en recherche de nouvelles sensations libertines. Merci pour votre témoignage. ❤️
Merci 😘, oui, on s’est posé tellement de questions (et on s’en pose encore, à suivre !!) sur ce qu’on ressentait avant, pendant, après… qu’on s’est dit que ça valait la peine de partager toutes ces émotions intenses en essayant de dédramatiser celles qui peuvent se mettre en travers de la route… parce que ça vaut le coup !!
Bonjour
Merci pour ce magnifique podcast
Je compatis Hippolyte ayant vécu la même expérience en étant avec 2 couples
Malgré les efforts de ses dames, je n’ai pas pu mdr
Continuez à nous délecter de vos récits sur votre découverte du libertinage
Merci encore
Merci ! Oui, c’est perturbant, hein ?
Pour cette première fois je ne m’étais pas vraiment inquiété, c’était la nouveauté, la fatigue, l’alcool, le stress, tout ça… Sans surprise c’était pas le bon diagnostic 😅, et on va en reparler bientôt dans (au moins) un prochain épisode !
Oui
C’est pas faute de désirer ces dames MDr
Merci encore pour ce podcast qui est magnifiquement raconté
Vivement l’episode 15
Il me semble que vous avez eu beaucoup de chance de rencontrer ce couple bien sous tout rapports. Si bien qu’on doute un peu de leur réalité !
Je n’ai aucune expérience du côte à côtisme ni de l’échangisme mais je craindrais de rencontrer des couples plus ou moins perverses ou, au moins, avec lesquels aucun courant ne passe.
Oui on confirme, on a eu beaucoup de chance de rencontrer Léopold et Pénélope. Et oui, ils existent bien – juste avec des prénoms un peu moins désuets 😊
Mais ce ne sont pas les seuls couples libertins qui soient bien sous tous rapports. On en a rencontré quelques autres… À croire que comme dans chaque sous-groupe de la population, il y a des gens bien. Et d’autres moins bien, mais on fait de notre mieux pour filtrer (via les profils, les messages, une rencontre autour d’un café ou d’un cocktail par exemple). D’ailleurs soit nos filtres sur les profils et les messages fonctionnent bien, soit la plupart des gens sont « normaux », parce que toutes les fois où on a décidé de ne pas aller plus loin qu’un café ou un cocktail, ce n’était pas parce qu’on avait l’impression que le couple en face était pervers : c’était parce que les attractions entre nous quatre (y compris le « courant qui passe » – c’est le plus important) n’étaient pas assez fortes !