Où on se remet doucement de toutes les sensations et émotions de notre première soirée libertine avec Pénélope et Léopold, avec des réflexions surprenantes et de quoi alimenter nos discussions pendant un moment.
Et oui, on on est devenus libertins. Oui, on on a continué à rencontrer des couples. Ça tombe bien, on va continuer à vous en parler dans le podcast. Aidez-nous à choisir les prochains sujets !!
Références :
- Mylène Farmer reste encore avec nous, dès le titre ! On l’aura chantée, Libertine…
- Open Deeply de Kate Loree, pour ceux qui lisent l’anglais. Un excellent livre pour aider à gérer les émotions et la communications dans les couples ouverts tout comme les couples monogames.
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00:00 « Si on osait », avec Joséphine … et Hippolyte !
01:05 Le débrief et les effets secondaires
04:20 Attention : jouer avec le feu ça peut brûler
06:25 Le débrief : c’était chouette !
08:28 Exhibitionnisme et voyeurisme
09:17 Découverte de la bi-curio-sexualité
10:48 Joséphine très à l’aise, Hippolyte un peu moins !
12:43 Les émotions et les discussions
14:46 La perte d’érection
16:01 Coming out libertin
17:01 La suite du podcast : du libertinage mais pas que
20:19 Passage à des épisodes thématiques
23:12 Petit point de situation
26:42 Idées de prochains sujets
Transcription
[Hippolyte en noir, Joséphine en rouge]
Bonjour, c’est Hippolyte…
… et Joséphine !
La dernière fois, on a raconté notre première fois, notre première fois avec un autre couple dans la Couplonnière. C’était un Airbnb qui a hébergé notre soirée « Lasagnes, tarte tatin et jambes en l’air » avec Pénélope et Léopold. On espère que c’était assez excitant à écouter, parce que c’était assez excitant à raconter en tout cas.
Ah ça c’est sûr !
Il s’est passé vraiment beaucoup de choses pour nous ce soir-là. On était un peu submergés par tout ce qui nous arrivait, par toutes ces émotions. Ce qui était intéressant, c’est que c’était pas seulement pendant la soirée, mais après. Toutes les nouveautés, tous les ressentis, ça s’est décanté ensuite, sur plusieurs jours et même plusieurs semaines. On a mis pas mal de temps à réaliser ce qui nous était arrivé.
En même temps, tu dis « il s’est passé tellement de choses », c’est quand même vite dit parce que d’une certaine façon, on avait seulement fait l’amour à côté d’un autre couple qui faisait l’amour aussi.
Ouais, « seulement », c’est vite dit aussi.
C’est vrai. Et puis, il y avait quand même eu quelques mains qui se sont baladées d’un couple à l’autre. Mais il s’était quand même passé beaucoup moins que ce que nous on imaginait avant la soirée. C’était quand même déjà énorme, c’était super intense. Et puis ça a généré beaucoup de sensations, beaucoup d’émotions, beaucoup de réflexions.
Et puis ça a même commencé assez vite, parce que la dernière fois on vous a raconté qu’on a été un peu surpris d’être réveillés très très tôt le lendemain matin par une envie incroyable de faire l’amour tous les deux.
Ah oui !
Et c’était… c’était intense, c’était beaucoup plus intense que d’habitude.
On s’est fait réveiller par notre libido.
C’était vraiment surprenant. On n’avait pas beaucoup dormi, mais il y avait une telle excitation que ça l’a emporté. Et ça a continué en plus les jours et les nuits suivantes. C’était incroyable, on n’arrêtait pas de faire l’amour. On réveillait l’autre au milieu de la nuit, tout émoustillé, en mode « Hé hé tu peux pas m’aider à me rendormir, s’il te plaît ? » C’était épuisant. C’était très agréable, mais c’était quand même épuisant.
Et puis là par contre, cette fois, c’était clairement de l’excitation. Avant la Couplonnière, on avait eu un peu une période comme ça, mais tu avais surtout mis ça sur le dos du stress.
Oui, ou la tension accumulée.
Là, on ne pouvait pas mettre ça sur le dos du stress. C’était clairement de l’excitation.
Ou c’était justement cette tension qui se relâchait.
En tout cas, on ne comprenait pas très bien pourquoi notre libido à tous les deux était à fond, mais on avait toujours encore plus envie de l’un de l’autre.
Oui, c’était surprenant. Enfin, c’était chouette, mais surprenant quand même. On s’est même mis à essayer des nouveaux trucs, juste nous deux. On ne va peut-être pas en parler maintenant. On vous racontera une autre fois, si vous êtes sages.
Alors en parallèle de cette excitation sexuelle qui était impossible à assouvir, on a aussi, on a gambergé, on a parlé, on a digéré pas mal d’enseignements de cette toute nouvelle expérience.
Oui, parce que mine de rien, ça a soulevé et ça soulève encore des tas de questions et de réflexions, ce genre de choses. Ça devenait réel, ça devenait palpable, c’était pas juste des films qu’on se projetait dans nos têtes avec Carla, Églantine ou Barnabé.
Oh oui Barnabé…
Vous pouvez les retrouver d’ailleurs à l’épisode 7 et 8, je crois.
Ah je sais pas… Dans ma tête, tout le temps !
Et Carla et Églantine, dans ta tête aussi ?
Ah non, elles sont dans la tienne.
Et on s’est rendu compte que l’impact sur nous, ça devenait très réel aussi. Mais avant de continuer, je voulais juste faire une petite parenthèse, parce qu’on n’a pas rappelé ça dans les épisodes précédents, on ne voulait pas casser l’ambiance ou le suspense, qui était apparemment insoutenable d’après certains commentaires… Mais on voudrait être bien clairs qu’on ne veut pas faire de prosélytisme ou recommander à qui que ce soit de suivre nos pas. Enfin en tout cas pas pour tout, parce que parler de sexe entre vous, ça on peut recommander à tous les couples, c’est vachement bien.
Ouais, ça on peut faire du prosélytisme.
Se rendre compte d’éventuelles attirances à l’extérieur de votre couple, les accepter et en parler, on recommande aussi. C’est pas mal, c’est intéressant.
En général ça fait du bien.
Mais passer à la vitesse supérieure en s’inscrivant sur un site de rencontres pour couples et organiser une soirée jeux avec un autre couple, c’était vraiment chouette pour nous. Mais on ne peut pas décemment recommander ça à tous les couples.
Oui, il faut quand même d’abord un couple qui est bien soudé, qui est construit sur la confiance.
On ne peut pas recommander le libertinage comme un remède à un problème existant dans le couple.
Non !! C’est un peu comme les enfants, en fait. Ce n’est pas du tout une bonne idée de se lancer dans ce genre d’aventures si l’idée c’est de sauver un couple qui bat de l’aile : ça va pas marcher. Et au contraire, d’ailleurs, ça risque d’exacerber les problèmes qui existent déjà et de faire sortir de dessous le tapis tous les doutes et les questions qu’on avait pu essayer d’y enfouir. D’ailleurs, même pour nous, on considérait – et on considère toujours – qu’on est un couple qui va bien, ben des fois, ça secoue un peu.
Parce que se lancer dans le libertinage pour un couple, c’est quand même prendre des risques, c’est jouer avec le feu. C’est fascinant, ça peut être incroyablement excitant, mais on peut se brûler aussi. La moindre petite étincelle, ça peut assez facilement déclencher un incendie dévastateur. Et j’ai envie de dire, les meilleurs extincteurs, c’est la confiance et le dialogue au sein du couple.
Oh là là, dis-donc la confiance comme extincteur… J’avais pas encore entendu ça. C’est beau…
J’ai fait pompier dans une autre vie.
Ah bon ??
Oh attends, c’est mignon quand même…
Oui, c’est mignon.
Non, mais je suis sérieux, mine de rien. Nous, on a eu quand même quelques départs d’incendie. Heureusement qu’on les avait les extincteurs.
Oui, on vous racontera. Mais bon, d’abord, on revient à nous moutons et on va débriefer la soirée Couplonnière avec Pénélope et Leopold.
Oui. Alors, la première chose, c’était quand même que cette expérience était positive, voire même très positive. On avait tous les deux un sourire un peu bête en rentrant chez nous. On avait plein de questions – enfin, entre nous : on n’avait pas de questions de gens qui voyaient notre sourire un peu bête. On ne savait pas vraiment avec quoi on serait à l’aise pour la suite, mais on voulait une suite.
Qu’est-ce qu’on leur aurait dit aux gens qui auraient posé des questions, en voyant notre sourire un peu bête ?
« On a fait une soirée échangiste ! » Ils nous auraient pas cru.
Mais bien sûr !
Oui, on savait pas vraiment avec quoi on serait à l’aise pour la suite, mais on avait envie d’une suite. On avait vraiment envie de continuer ces histoires de libertinage.
Oui, surtout vu la version douce et sensuelle qu’on avait découverte avec Pénélope et Léopold. Ils étaient vraiment le couple parfait pour nous pour commencer le libertinage.
Ils étaient parfaits et ils existent.
Oui, il y a des gens qui se sont demandé s’ils existaient vraiment. Donc oui, ils existent.
Ils ne s’appellent pas comme ça, mais ils existent.
Oui, ils ont des prénoms un petit peu plus faciles à porter. Et oui, ils nous ont vraiment mis à l’aise. Ils ont été très très doux, très à l’écoute. Ils nous ont mis aucune pression. En tout cas, ils nous ont bien fait sentir qu’ils n’avaient pas des attentes particulières. On allait juste voir ensemble ce qu’on allait faire.
Tu veux dire en matière de sexe ? ou globalement ?
Oui, tout en fait.
C’est vrai qu’en effet, on s’est rendus compte que ce n’était pas juste une histoire de sexe. C’était la complicité entre nous quatre, les discussions pendant la soirée au bar, pendant les chats sur WhatsApp, pendant le repas. Tout ça, ça a fait que l’expérience était super positive. Nous, on était timides. On n’était pas 100% à l’aise, c’est sûr. Mais on a osé se lancer parce que tous ensemble, il y avait cette ambiance bienveillante.
Oui, on n’était pas complètement à l’aise, mais on avait confiance.
Et puis, on n’a pas juste physiquement fait l’amour les uns à côté des autres. Il y avait quelque chose de plus fort que ça. On a partagé un moment, et puis en le prolongeant le matin au petit déjeuner, et puis après, encore sur le groupe WhatsApp, c’est un tout.
Et encore maintenant, en racontant ces histoires.
Parmi les choses dont on s’est rendus compte après cette soirée, il y avait quand même la question de l’exhibitionnisme et du voyeurisme. C’est pas si facile que ça à aborder quand on n’y a jamais réfléchi. Passer de l’intimité du couple à l’intimité à quatre, c’est pas rien. Que ce soit par rapport à la nudité, parce qu’on expose des corps nus, on nous expose des corps nus, mais pas seulement. Il y a aussi tous les gestes et les communications qui sont intimes, qu’on n’a jamais montrés à d’autres gens avant. Nos façons de se caresser, nos façons d’exprimer notre plaisir, de se laisser aller.
Oui, on se rend compte que tout le monde ne fait pas comme nous.
Et ce n’est pas si évident que ça d’ouvrir la porte et les fenêtres de la chambre à coucher à d’autres gens, même avec un public aussi Bisounours que Pénélope et Léopold.
Oui…
Ah oui, il y avait aussi cet intérêt très, très intense pour le plaisir de Pénélope qui avait pris le contrôle de mon cerveau et de mes gestes. Ça m’avait vraiment pris sans prévenir. C’était bien, mais même moi, ça m’a surprise. Je ne m’attendais pas à ça.
Moi je sais pas pourquoi mais j’avais quand même beaucoup moins de doutes que ça arrive.
Attends, ça m’intéresse. Pourquoi toi t’avais moins de doutes ?
Peut-être qu’en tant qu’homme à tendance lesbienne comme Léopold, ça me paraît évident que quel que soit notre sexe, on est tous attirés par les femmes. Et vous êtes tellement plus belles et attirantes que nous autres rustres, rugueux, poilus.
Ah vous n’êtes pas que ça !!
Je sais pas. Il faudrait que j’y réfléchisse un peu, on va probablement faire un sujet sur la bi-curio-sexualité un jour.
Oui, ça serait bien.
Je sais pas, faut creuser. Tu disais sinon ?
Oui, moi je m’attendais un peu à ce que mon attention se porte sur le plaisir d’Hippolyte, sur le mien, sur des sensations nouvelles. Mais je ne m’attendais pas à m’intéresser autant au plaisir d’une autre femme. C’était un petit peu une première découverte de ma compersion. Alors la compersion – j’ai découvert ça depuis – ça veut dire que je prends du plaisir à voir une autre personne éprouver du plaisir ou alors à être heureuse.
En tout cas, moi, quand c’est arrivé, je ne sais pas si c’était vraiment de la compersion que je ressentais, mais waouh, c’était chaud ! Il y a encore des fantasmes qui étaient enfermés dans le placard « ça n’arrivera jamais » et qui se sont retrouvés tout d’un coup sur l’étagère « un jour peut-être », dans le placard des possibles, beaucoup plus vite que prévu. D’ailleurs, à propos de trucs qui se passent beaucoup plus vite que prévu, j’ai quand même réalisé que Joséphine était très à l’aise dans cet environnement.
Je ne sais pas si j’irais jusqu’à dire ça. J’étais pas mal à l’aise, mais je me sentais quand même un peu timide.
Beaucoup plus à l’aise que moi quand même. Je m’attendais à ce que tu sois un peu plus timide, en tout cas que ça dure un peu plus longtemps, la timidité. C’est vachement bien parce qu’il y a plein de couples dans lesquels la femme ne suit pas, ou alors elle suit à reculons sans vraiment oser dire non, ce qui est probablement encore pire. Mais c’est un peu déstabilisant quand on a mené la danse un petit peu. Après honnêtement moi je pense que je préfère que ce soit comme ça et que Joséphine trouve ça plus facile d’être à l’aise avec un autre couple que moi. En général ça me gêne pas trop de prendre sur moi, d’essayer de vaincre ma timidité ou mes faiblesses. C’est pas toujours facile mais je peux toujours négocier avec moi-même. Mais par contre si toi tu te retrouves dans une position où tu dois prendre sur toi parce que je t’ai embarquée dans un truc qui me botte vraiment, mais pour toi c’est moyen bof, ben ça me va pas. J’ai pas du tout envie de te mettre la pression. Je pense pas que je serais à l’aise pour t’encourager à continuer et passer outre ton inconfort.
Je pense que tu serais tout à fait capable de m’encourager, tu es quand même assez fort pour m’aider à aller plus loin que ce dont moi je me crois capable, dans pas mal d’autres domaines.
Ouais mais bon par expérience des fois faut quand même y aller mollo.
Mmmmm… Ouais. Non rien.
Non mais c’est sûr que je voudrais surtout pas te mettre la pression. J’aurais peur de te braquer complètement, surtout dans un contexte comme ça.
C’est pas impossible.
Et à l’inverse, quand je vois qu’un truc te branche, moi j’arrive sans trop de problèmes à me mettre la pression pour apprendre… Ah non, 🤭 j’ai déjà un contre-exemple. Pour apprendre à être un peu plus à l’aise, petit à petit.
Je crois que je le connais ton contre-exemple, ça n’a rien à voir avec la sexualité.
Bon, sinon, à propos de conversations…
Oui, on a beaucoup parlé tous les deux aussi. On s’est raconté l’un à l’autre ce qu’on avait ressenti à différents moments de la soirée.
On se le raconte encore… Et c’est marrant parce qu’on découvre des choses à chaque fois, même quand on prépare ces podcasts. C’est drôle.
On a essayé de se raconter les idées qui nous passaient par la tête après coup, les émotions qu’on traversait. Et ben c’était pas simple à raconter parce qu’on était encore très, très novices en communication. Que ce soit pour trouver les mots pour s’exprimer, ou alors pour écouter l’autre et essayer de le comprendre, ou de la comprendre. Et en plus, c’était un peu perturbant parce qu’on avait vécu cette expérience ensemble, mais on ne se racontait pas la même chose, on n’avait pas forcément ressenti la même chose. Mais on avait essayé de parler quand même, on avait essayé de partager, on avait essayé d’écouter. C’était vraiment nouveau pour nous de parler d’émotions, de sentiments, parce que nous, on est plutôt cartésiens, on a plutôt l’habitude des sujets rationnels. C’est vachement plus facile !
Pour notre défense, il faut quand même réaliser que sur le moment, c’est quand même très très intense. Il y a eu des vagues de sensations, d’émotions, des tourbillons de trucs qui déferlent tout en même temps. Moi, en ce qui me concerne, pendant la soirée, mon cerveau était complètement saturé.
Il y avait trop de stimuli ?
C’est ça. Il ne pouvait pas traiter tout ce qui arrivait des yeux, des oreilles, ou d’autres parties du corps et assimiler et traiter toutes les réactions que ça générait. Même quelques heures après, c’était pas évident de se rappeler tout ce qui s’était passé. Il y avait des blancs. Ça rendait la reconstitution détaillée de la soirée un petit peu difficile.
Oui.
Il y a certains souvenirs, ils étaient très vagues. Certains ont complètement disparu de nos mémoires à tous les deux. On a quelques arrêts sur image. Mais alors ce qui s’est passé entre les deux, pfftt, ça s’est envolé.
C’est fou d’avoir des trous de mémoire comme ça…
C’est même pas juste parce que c’était il y a un moment : même le lendemain, on ne se rappelait pas de tout.
Pourtant on n’avait même pas trop picolé.
Oui, d’ailleurs, en parlant de picoler, on ne pouvait pas finir ce débrief sans parler d’un souvenir qui s’est pas envolé, lui : ma perte d’érection. Qu’on a justement rapidement mise sur le compte des quelques verres de vin qu’on avait bus, et éventuellement la fatigue, en plus des émotions inhabituelles de la soirée. D’habitude, l’alcool ou la fatigue, ça ne m’affecte pas tant que ça, mais c’était une réponse facile. Et puis bon, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. C’était reparti quelques heures plus tard, alors qu’on n’avait quasiment pas dormi.
Oui, je confirme, c’était bien reparti.
À ce moment-là, moi je me suis dit qu’il ne fallait pas trop y accorder d’importance. J’allais quand même pas me faire des nœuds au cerveau pour régler un problème qui n’en était probablement pas un. Et en fait finalement l’aggraver parce que je l’aurais ressassé et tout ça parce que c’était arrivé qu’une fois.
C’est pas facile de trouver l’équilibre entre faire l’autruche pour pas donner trop d’importance au problème et prendre le taureau par les cornes parce qu’en fait c’est un problème.
Ouais. Mais bon, là c’était une fois. Mais bon, avec le recul, je crois que le message de fond c’était surtout « Attention mon bonhomme, va peut-être falloir y aller vraiment doucement ». Parce que dans la suite de nos aventures, ça nous montrera que certes, l’alcool et la fatigue ça aide pas, mais il y a quand même pas mal d’autres causes qui peuvent être ailleurs.
Parce qu’il y a eu une suite, il y a même eu des suites à nos aventures. On avait envie de continuer et puis, ben ouais, on a osé faire d’autres soirées libertines.
Ouais ! On peut enfin faire notre coming-out. Et oui, c’était ça les « expériences récentes qui nous ont donné envie de parler », qu’on évoquait dans le tout premier épisode. Maintenant que le suspense est levé, on peut le dire et on peut même le chanter.
♫ On-on est libertins ♫
♫ Et on en est fiers ♫ C’est pour ça qu’on fait ce podcast, pour montrer que le libertinage, c’est aussi et surtout un monde de couples comme tout le monde, en fait. Et que c’est – pour reprendre le commentaire d’un de nos auditeurs – c’est « du sexe, mais pas que ».
Non, pas que.
C’est pas forcément glauque, dépravé, malsain comme on pouvait l’imaginer avant. Ça a eu plein d’effets positifs insoupçonnés sur notre couple et notre relation à nous deux. Et on pouvait pas vraiment dire tout ça à l’épisode 1, sinon on aurait tué le suspense pour les 15 premiers épisodes.
Ouais, ça aurait été dommage. Donc dans la suite de ce podcast, dans les prochains épisodes, on va parler pas mal de libertinage. On va parler de nos aventures avec d’autres couples. On va parler de soirées très intenses. On va aussi parler des réactions et des émotions qu’elles ont provoqué chez nous.
Oui, mais pas que. On ne va pas parler que de libertinage parce que avant tout, on reste un couple. Un couple un petit peu moins comme tout le monde, mais un couple comme tout le monde quand même, avec une vie sexuelle et affective, émotionnelle, juste entre nous deux, qui a pas mal évolué en parallèle. Et de façon assez intense, je dois dire.
Oui, je crois. On peut le dire.
Ces aventures, elles ont révélé une foule de questions et d’émotions, juste pour nous, assez impressionnantes, et dont on a envie de parler aussi.
D’ailleurs, qu’on discute libertinage ou juste notre couple, il va y avoir pas mal de réflexions qui pourront s’appliquer à des relations qui ne sont pas forcément libertines, qui ne sont pas forcément ouvertes, voire même des relations de la vie de tous les jours.
Oui c’est vrai !
Pour nous, le libertinage, il a un peu agi comme un révélateur. Ça nous a fait découvrir et apprendre des tas de choses sur nous. Mais tout ce qu’on a appris là, ça peut aussi être très pertinent pour des couples comme tout le monde.
Ça me fait penser à un livre qu’on a lu récemment d’ailleurs, ça s’appelle « Open Deeply« , de Kate Loree. On mettra la référence dans les commentaires. Et ça s’adresse principalement aux couples ouverts. On en reparlera un peu plus longuement plus tard de ce livre, de son contenu en tout cas. Parce qu’il n’est malheureusement pas traduit en français.
Je lui ai demandé si elle avait prévu de le traduire.
Sinon, on peut le traduire nous.
Non !
En fait, les trois quarts du livre sont complètement pertinents pour à peu près n’importe quel couple, et même pour des relations moins intimes que le couple. Du coup, ça nous arrive de le recommander même aux couples pas ouverts, surtout s’ils sont pas mal, on sait jamais…
Et puis, même si le libertinage « pour de vrai » c’est pas forcément votre truc, rien ne vous empêche de vous laisser mener par votre curiosité et continuer à écouter nos épisodes. Ça peut être intéressant aussi de voir l’envers du décor parce que ça ne correspond pas forcément aux préjugés que vous pouvez avoir. En tout cas, pour nous, ça ne correspond pas du tout aux préjugés qu’on avait.
Parce qu’on en avait pas mal, des préjugés, avant… Et puis de toute façon, je pense qu’on peut d’ores et déjà dire qu’il y aura de quoi rigoler. Comme d’hab, si ça peut être utile de nous écouter, tant mieux. Mais sinon, on espère que ça peut vous faire sourire et au moins discuter.
Mais du coup, avec ce coming-out, on va changer un petit peu le format du podcast aussi.
Oui, on ne va pas faire un épisode pour raconter notre deuxième fois.
Et un autre pour notre troisième fois.
Non, d’abord parce que si on vous raconte toutes nos expériences juxtaposées les unes après les autres, ça risque d’être un petit peu barbant, peut-être même répétitif.
Non, ça risque pas d’être répétitif parce que c’est jamais pareil !
C’est vrai, mais vu de loin, ça peut quand même. Ça risque aussi d’être un petit peu décousu, si on vous raconte l’enchevêtrement d’émotions qu’on ressent à chaque fois.
Parce que tu as des émotions décousues, toi ?
Euh… non, c’est pas le genre de la maison.
Si si.
C’est aussi parce que pendant et après cette deuxième fois, il s’est passé tellement de trucs qu’un épisode de 20 minutes, ça suffirait pas.
Non. Bon, jusqu’à maintenant, tous les épisodes qu’on a fait jusque là, c’était surtout pour planter le décor, pour que si jamais il y a des nouveaux auditeurs qui tombent sur notre podcast un peu par hasard, ils puissent repartir en arrière et nous découvrir un peu mieux, écouter notre histoire, comprendre d’où on vient, comprendre comment on en est arrivé là. Tout ça en partant de notre sexualité plan-plan, du manque de communication, entre autres sur le sexe à l’intérieur de notre couple, de l’absence d’orgasme, en passant par toutes les découvertes qu’on a fait à deux, puis à quatre. Enfin, on ne veut pas faire croire que, paf, on s’est mis au libertinage et ça a marché tout de suite et on est passé du couple plan-plan à…
C’est un peu pour combler le vide qu’on avait ressenti en se mettant à écouter des podcasts. Où on avait l’impression qu’il y avait des podcasts sur le libertinage, c’était directement dans le grand bain et il y avait assez peu d’histoires sur la transition. Et donc on a essayé de raconter notre histoire de couple comme tout le monde.
Oui… La genèse d’Hippolyte et Joséphine.
Exactement. Et donc maintenant, on va passer en mode un peu plus « discussion » avec des sujets spécifiques. Mais en premier lieu, des sujets qui nous ont concerné nous et qu’on a vécus. Et ça va être un petit peu en direct par rapport à nos émotions.
En direct, il y a des limites quand même.
Non mais… J’ai dit par rapport à nos émotions. C’est-à-dire que vous pourrez suivre un petit peu comme on évolue aussi, et ça peut être intéressant de voir comment on appréhende certains sujets avec un peu plus d’expérience.
Pour les toutes premières émotions, il va quand même falloir qu’on se re-projette à Hippolyte et Joséphine il y a un an ou un an et demi. Mais on va essayer.
Il y a eu beaucoup, beaucoup d’émotions sur nos premières fois.
Et beaucoup de digestion d’émotions aussi.
Maintenant, on a pas mal évolué là-dessus, donc il va falloir qu’on se remette en condition.
Donc on va partager notre expérience à nous. On veut parler de ce qu’on connaît, nous. Notre façon à nous de vivre le libertinage, ce n’est pas du tout un modèle.
C’est sympa quand même.
C’est bien, oui. Mais il y a des tas d’autres façons de voir et de vivre le libertinage qui conviendront peut-être mieux à d’autres couples. On ne veut pas émettre des généralités. On n’a pas l’ambition de…
faire le manuel du libertinage, l’encyclopédie du libertinage.
Non, on peut seulement raconter ce que nous, on a vécu.
Bon, on disait qu’on allait changer un peu de format. Enfin, changer. On va continuer à raconter les aventures d’Hippolyte et Joséphine. Ça, ça ne va pas changer. On va continuer probablement à trouver des prénoms désuets pour parler des autres.
C’est pas probablement, c’est sûr. J’aime bien, moi. Mais on va aussi aborder tout ça un petit peu différemment de ce qu’on a fait jusqu’ici. On va parler de sujets qui seront peut-être un peu indépendants les uns des autres. On va y insérer des bouts d’expérience personnelle, par-ci, par-là, des anecdotes, des histoires rigolotes ou même sexy. Mais on se permettra de prendre quelques libertés avec la chronologie pour se focaliser sur un thème à la fois.
Pour donner un petit peu de contexte dans tout ça, on va faire une petite avance rapide et décrire notre façon de vivre le libertinage maintenant. Donc ça pourrait se résumer à deux ou trois couples qu’on appelle « Friends with Benefits ». C’est des gens qu’on a pris le temps de rencontrer, on se plaît tous, avec qui on a joué, et avec qui on est en contact régulièrement pour causer, jouer, mais pas que pour jouer, et puis toujours en privé.
En moyenne, on va dire qu’on se fait une soirée libertinage par mois à peu près. Mais ça varie beaucoup, des fois c’est trois mois sans rien, des fois c’est trois week-ends de suite, c’est fatigant.
Et au niveau rencontres, je pense qu’on rencontre à peu près un nouveau couple par mois, sans aucune pression, juste pour discuter, pour rencontrer des gens avant tout. Mais pourquoi pas, on ne sait jamais, ça peut devenir un autre couple de « Friends with Benefits ».
Oui, pourquoi pas…
Et ça arrive par vagues, des fois, on a du mal à suivre, et puis des fois il se passe rien pendant plusieurs mois.
C’est l’hiver.
Et c’est pas grave, c’est pas la saison.
Donc ça c’est Hippolyte et Joséphine les libertins, mais on a aussi pas mal évolué au niveau de nos activités sexuelles tous les deux, Hippolyte et Joséphine en couple. Par exemple, on fait l’amour tous les deux beaucoup plus fréquemment qu’avant, et on continue à tester des nouvelles choses, faire des nouvelles découvertes, explorer des envies, avec quand même pas mal plus d’ouverture d’esprit, et ça tombe bien parce qu’on y trouve beaucoup de plaisir, on y attrape des orgasmes au passage, il y a plein de choses bien.
En plus de ça, on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de discussions entre nous, liées au sexe, liées au libertinage, et on a fait énormément de progrès dans notre communication et la gestion de toutes ces émotions intenses qui ont pu pointer le bout de leur nez pendant et après nos expériences.
Ça se traduit aussi au niveau de notre couple par toujours beaucoup de complicité, entre autres avec des remarques sur les gens qu’on croise dans la rue tous les jours, sur qui on pourrait peut-être bien avoir un crush, un crush ensemble même, pourquoi pas ?
C’est littéralement la vie de tous les jours. On est aussi incroyablement plus libres de parole, même hors du cadre libertin. D’ailleurs, en parlant de tous les jours, on a des conversations avec des copains qu’on n’avait jamais eues avant. Parfois, quand on discute avec des gens attirants, on ose même faire des petites allusions. Je dirais même qu’on a du mal à se retenir de ne pas faire de petites allusions. Donc ouais, ça a changé pas mal de choses.
Bon alors, dans les thèmes qu’on va aborder, on a pas mal d’idées et on aimerait bien aussi recevoir des questions, savoir quels sujets intéressent notre audience. Donc il y a un formulaire de contact sur notre site, sionosait.fr En plus, on aime bien les messages.
Ouais, envoyez des messages, c’est cool les messages.
Vous pouvez aussi laisser des commentaires, que ce soit sur YouTube ou Apple Podcasts ou tout ça.
Ou sur notre site.
Oui, sur le site aussi. Et vous pouvez même mettre des étoiles, des constellations d’étoiles.
Des galaxies.
Des galaxies, oui c’est bien ça.
Apparemment, les commentaires et les étoiles sur Apple Podcasts et Spotify, c’est vraiment le Graal des podcasteurs. Donc allez-y, aidez-nous à atteindre le Graal. Et aussi, si vous pensez que ça peut intéresser des gens que vous connaissez, ou si vous cherchez un prétexte pour briser la glace avec des gens attirants…
Comme certains !
… vous pouvez aussi leur parler de nous et partager les liens vers nos pages web ou nos réseaux sociaux.
On est partout : on est sur Facebook, Instagram, x, Patreon, YouTube… Donc la prochaine fois, on parle de quoi ? Est-ce qu’on parle de se laisser porter par le courant ?
Oui ou on pourrait aussi parler des effets secondaires, d’envie et de jalousie.
On pourrait. C’est pas toujours positif.
Non, c’est clair ! On a dit qu’on parlerait de tout.
On pourrait parler de connexion, ou de perte de connexion,
d’attirance entre femmes.
Ah t’as envie d’en parler de ça, hein ?
Ouais, et toi ?
Ah bah oui, moi il y a pas de problème.
Il y a un sujet dont on va certainement parler, c’est le coup de la panne.
Ouais, je pense qu’il faut qu’on en parle. On peut aussi parler de sextoys.
Ah ouais, et des visites de sex-shop.
Ouais !
Le… Le « syndrome de l’obsédé sexuel », ça c’est pour moi.
Bon, je veux juste rassurer notre auditoire, moi je trouve pas qu’Hippolyte soit un obsédé sexuel, mais il a développé une théorie du « syndrome de l’obsédé sexuel », c’est assez intéressant.
On pourrait aussi parler de clubs libertins.
Oui, on peut en parler de clubs libertins.
On pourrait parler de nudité.
Oui, c’est vrai, on en a un petit peu parlé là.
Pas beaucoup, on n’a pas du tout creusé. Moi j’ai envie de parler beaucoup plus de nudité.
Ah oui, je sens que tu as envie de beaucoup parler de nudité… On peut en parler maintenant d’ailleurs ?
Non, pas tout de suite.
Et on pourra aussi parler des maladies sexuellement transmissibles.
C’est quand même assez varié, nos sujets.
Ah oui, les films, à voir et à revoir. Ouais ! Il y a vraiment plein de sujets à discuter. On ne sait pas encore ce qu’on va prendre pour le prochain épisode, mais on va trouver.
Vous pouvez peut-être aussi influencer.
Ah oui, et puis vu qu’il va y avoir le générique, là, maintenant, si vous avez une préférence pour la musique, dites-nous aussi.
Oui, parce qu’il y a deux musiques, en fait. Je ne sais pas si nos auditeurs se sont rendus compte. On alterne les musiques. Parce qu’on n’a pas réussi à se mettre d’accord sur quelle musique on préférait. Donc on fait une fois l’une, une fois l’autre. Il y a ballottage.
Oui, c’est ballot.
Ouh là ! Bon, je crois qu’il est temps de finir, là. Bon, allez, à bientôt !
À bientôt !